Générations. Partout le mot s'impose. Puis, il y a les images qui restent. Celles qui traversent le temps.
édito
Partout, le mot s’impose. Dans les débats politiques, les fractures sociales, les conversations de famille. Il raconte la transmission ou la disparition. Une mémoire. Une colère. Un rêve.
Et puis, il y a les images qui restent. Celles qui traversent le temps, qui relient les êtres, qui racontent ce qui nous précède et ce qui nous survivra.
Il y a deux cents ans, Nicéphore Niépce inventait une révolution en ouvrant une fenêtre sur le monde. Depuis, la photographie nous accompagne. Tout passe, change, s’efface : les visages, les corps, les paysages, les États. Pourtant une photographie demeure. Elle réapparaît dans une boîte oubliée, sur le mur d’une maison ou dans la mémoire d’un téléphone. Et soudain quelqu’un reconnaît un regard, une lumière, une histoire. La photographie fabrique des liens entre les personnes, entre les époques, entre les générations.
Depuis dix-sept ans, Planches Contact Festival invite des photographes à venir créer en Normandie. Certains arrivent avec une intuition, d’autres avec une obsession ancienne. Des artistes émergents côtoient des figures majeures de la photographie contemporaine.
Puis le territoire agit. Une route au petit matin. Une rencontre inattendue. Une lumière hors saison. Un paysage qui résiste aux évidences.
Les images apparaissent.
Cette année, Générations est le fil conducteur qui traverse l’ensemble du festival.
Des archives familiales ressurgissent des tiroirs. La jeunesse cherche sa place dans un monde traversé par les incertitudes climatiques, sociales et géopolitiques. Certains artistes retournent vers les images anciennes pour comprendre le présent. D’autres observent ce qui est déjà en train de disparaître. Mais partout surgit aussi une énergie : celle de transmettre autrement, d’inventer de nouvelles manières d’habiter le monde, de créer, de faire société.
Cette édition s’inscrit également dans le cadre du Bicentenaire de la Photographie, célébration internationale d’une invention qui a profondément transformé notre rapport au réel. Deux cents ans après sa naissance, la photographie demeure un outil de mémoire, de témoignage, de création et de liberté.
À l’heure où les conditions d’exercice des photographes deviennent plus fragiles, Planches Contact réaffirme son engagement en faveur de la création contemporaine.
Résidences artistiques, Prix de la Jeune Création, soutien à l’émergence, accompagnement de projets au long cours : le festival ouvre un champ de possibles, d’expérimentations et de transmissions, où les générations d’artistes dialoguent et se répondent.
Cette année, le festival accueille notamment Bruce Gilden, figure majeure de la photographie américaine et membre de Magnum Photos. Son exposition monumentale prendra place sur la plage de Deauville et dialoguera avec celle de Cristina de Middel, actuelle présidente de Magnum. Leurs travaux résonnent avec l’histoire de cette agence légendaire et avec le projet Generation X, initié dans les années 1950 par les fondateurs de Magnum, offrant un regard inédit sur les générations d’hier et d’aujourd’hui.
Et puis, il y a Téhéran.
Après Beyrouth en 2025, Planches Contact poursuit sa résidence hors-les-murs en Iran.
Dans un pays traversé par de profondes mutations, une artiste continue de produire des images qui racontent la jeunesse, les aspirations et les bouleversements d’une société en mouvement. Son travail nous rappelle que l’acte photographique demeure, partout dans le monde, un espace de liberté et de résistance.
À Deauville, le festival se déploie aux Franciscaines, au Point de Vue, sur la plage et dans l’espace public, au plus près des lieux qui ont vu naître les images. Expositions, rencontres, lectures de portfolios, performances, projections et ateliers invitent chacun à découvrir la photographie sous toutes ses formes.
Deux cents ans après son invention, la photographie continue de relier les générations, de transmettre des histoires et d’éclairer le monde qui vient.
Nous sommes heureux, avec toute l’équipe de Planches Contact Festival et des Franciscaines, de vous accueillir cet automne pour partager ensemble cette nouvelle aventure photographique.
Lionel Charrier & Jonas Tebib
Co-directeurs artistiques du festival
Rendez-vous aux Franciscaines, sur le front de mer et dans toute la ville de Deauville pour célébrer la photographie du 17 octobre au 3 janvier 2027
les actualités
BackToBath
BackToBath! Le réseau LUX organise sa grande soirée de la semaine d'ouverture...
Présentation de la programmation
Dans le cadre somptueux du Jardin du Palais de Luppé, l'équipe du festival dévoile la programmation...
Lectures de portfolio Réseau LUX
Jonas Tebib, co-directeur artistique du festival participe aux lectures de portfolios du réseau LUX...
Têtes à têtes des Filles de la Photo
Camille Binelli, responsable du pôle photographique des Franciscaines participe à une lecture de portfolio avec les Filles de la Photo...
L’affiche de la 17e édition
Comme un concentré de générations....
Seize photographes internationaux invités en résidence en Normandie. Une programmation qui mêle grandes figures de la photographie contemporaine, entre documentaires, écritures intimes ou fictionnelles.
la programmation
Les expositions en résonance
Jeunes Générations, dix ans après
En collaboration avec le CNAP
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Dix ans après son lancement par le Ministère de la Culture et le Centre National des Arts Plastiques (Cnap), la commande publique photographique Jeunes Générations retrouve une résonance particulière dans le cadre du thème du festival de cette année. Initiée en 2016 et confiée à quinze photographes documentaires, cette ambitieuse commande nationale proposait un portrait sensible de la jeunesse en France, à travers la diversité des territoires, des parcours et des modes de vie.
Présentée à Deauville sur la Presqu’île de la Touques, cette exposition-anniversaire rassemble les regards d’auteurs qui ont saisi une génération en mouvement, entre désir d’émancipation, enracinement, pratiques culturelles et nouvelles formes de sociabilité. Des campagnes aux grandes villes, des espaces intimes aux lieux collectifs, les images composent une mémoire vivante d’une jeunesse confrontée aux mutations sociales de son époque.
Dix ans plus tard, ces photographies apparaissent aussi comme des archives précieuses : elles témoignent d’un moment de bascule et rappellent combien la photographie documente autant le présent qu’elle construit déjà la mémoire des générations futures.
Une exposition labelisé dans le cadre de la célébration du Bicentenaire de la photographie grâce au Réseau LUX.
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Génération X
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En 1951, Robert Capa lance l’un des premiers grands projets collectifs de Magnum : onze photographes – dont Henri Cartier-Bresson, David Seymour, Werner Bischof et Eve Arnold – se dispersent dans quatorze pays sur cinq continents pour réaliser le portrait de la jeunesse de l’après-guerre.
Le fil conducteur du projet est un questionnaire unique sur le quotidien, les rêves et les peurs des jeunes de 20–25 ans, ils cherchent à révéler ce que des contextes culturels radicalement différents peuvent avoir en commun. Capa baptise cette génération, née dans l’ombre de la Seconde Guerre mondiale, Génération X : la génération inconnue.
Dans la continuité de ce projet lancé par les fondateurs de Magnum, Planches Contact Festival invite deux photographes de l’agence en Normandie à travailler sur la Génération Z, Bruce Gilden, avec un travail sur les jeunes agriculteurs ; et Cristina De Middel, avec une série sur les jeunes issus des villages du Cotentin.
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Rétrospective
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Planches Contact met à l’honneur le grand photographe new-yorkais de l’agence Magnum Photos, Bruce Gilden, encore très peu exposé en France. Alors qu’il présente en parallèle un travail réalisé cette année en résidence en Normandie autour des jeunes agriculteurs, cette exposition est l’occasion de revenir sur l’œuvre de ce maître de la photographie de rue, reconnu pour son regard frontal, brut et sans concession.
Pour cette grande exposition rétrospective sur la plage de Deauville, nous revenons sur son New York des années 1970 à 1980. Ces années ont forgé son écriture acérée, mais encore empreint d’une certaine tendresse nostalgique de ces années-là. Avec son objectif au plus près des visages et son art du cadrage vertical, Bruce Gilden dresse un portrait brut et saisissant de la société new-yorkaise. La faune de cette ville et de sa plage emblématique de Coney Island investira la plage de Deauville en grands formats imposants avec une quarantaine d’images.
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100 ans, 2001
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Avec sa série 100 Ans, Hans-Peter Feldmann compose une traversée et une méditation saisissante sur le temps de la vie humaine. Exposée sous la forme de cent un portraits, de l’âge de quelques semaines à cent ans, l’œuvre déploie une succession de visages où le temps devient visible. Sans hiérarchie ni mise en scène spectaculaire, Feldmann observe ce qui relie les générations autant que ce qui les distingue : les regards, les postures, les signes d’une époque inscrits dans les corps et les vêtements.
À travers cette œuvre emblématique, la photographie devient un outil de mesure sensible du temps qui passe. Chaque portrait existe individuellement, mais l’ensemble compose une expérience collective où chacun reconnaît une part de sa propre histoire. Dans le cadre du thème « Générations », 100 Ans révèle la continuité discrète qui relie les êtres à travers le temps et qui rappelle que les âges de la vie ne sont pas des mondes séparés, mais les étapes d’un même parcours.
Présentée grâce à un prêt exceptionnel du Musée d’Art Moderne de Paris, cette exposition aux Franciscaines offre l’occasion de découvrir l’une des œuvres majeures de Hans-Peter Feldmann qui a été montrée dans plus d’une dizaine d’institutions internationales.
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Le Chaos qui me donne la vie. Atlas d’un pays imaginé
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Le Chaos qui me donne la vie. Atlas d’un pays imaginé porte autour de la tectonique des exils : brumes de la forêt, calypso du carnaval, créolité et mémoires. Une cartographie sensible des traversées, des terres ancestrales de l’Orenoque au plateau des Guyanes, jusqu’à la mer des Caraïbes : esquisser l’atlas sensoriel d’un pays imaginé.
Par une traversée sensorielle et immersive où la musique et l’image deviennent cartographies sensibles, Oleñka et La Chica invitent le public à partager une expérience émotionnelle tournée vers la réparation et la rencontre. Ce projet cherche à dépasser le simple constat documentaire pour ouvrir un espace commun de témoignage, d’écoute et de soin — un territoire imaginé de rencontres au-delà de nos identités et de nos nationalités.
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la programmation
Les artistes invités en résidence
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The Sorrowful and Immaculate Heart of Mary
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Attaché à la transmission et aux histoires de famille, Ed Alcock mène une enquête autour de sa grand-mère Mary, née en 1923 dans une famille ouvrière du nord-est de l’Angleterre. Envoyée enfant à Cowes sur l’île de Wight, ville jumelée avec Deauville, elle grandit sous la tutelle d’un homme âgé et cultivé, dans un environnement bourgeois éloigné de ses origines.
Les raisons de ce placement demeurent obscures: drame familial, secret de naissance ou fracture sociale. À partir de la découverte d’un coffre caché dans l’ancienne maison de Mary, Ed Alcock remonte le fil d’une histoire traversée par les non-dits, les déplacements et les liens entre Angleterre et Normandie.
De l’île de Wight à Deauville, ce projet mêle photographie, mémoire familiale et investigation documentaire pour interroger la transmission, le déracinement et les traces laissées par les secrets à travers les générations.
Génération Z
Les Atomiques de Cherbourg
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Le Cotentin est aujourd’hui l’un des territoires les plus nucléarisés au monde. Entre bocages, falaises et infrastructures industrielles, l’emploi progresse au rythme des grands projets portés par l’État. En mars 2024, le programme Aval du futur annonce une nouvelle usine de retraitement et trois bassins d’entreposage de combustibles usés, faisant du territoire le cœur de ce qui est présenté comme « le plus grand projet industriel du monde ». Les habitants, eux, l’apprennent par la presse.
C’est dans ce contexte que Cristina de Middel interroge les générations du Cotentin : jeunes en formation, militants antinucléaires, habitants restés par nécessité ou attachement.
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Génération Z
Country-Side
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Entre 2010 et 2020, près de 100 000 exploitations ont disparu en France, plaçant la question de la transmission générationnelle au cœur des enjeux agricoles. En Normandie, une nouvelle génération cherche à adapter les structures héritées du passé dans un contexte de bouleversements économiques, sociaux et climatiques majeurs.
Bruce Gilden va à la rencontre de jeunes évoluant dans le monde agricole normand. Fidèle à son approche instinctive, il photographie apprentis, étudiants, enfants d’exploitants et jeunes agriculteurs âgés de 13 à 30 ans dans la région de Deauville.
Ses images donnent à voir une jeunesse traversée par les questions de transmission, de travail, d’attachement au territoire et d’avenir, dans un contexte de fragilisation croissante du métier, tandis que le paysage agricole européen tente de se réinventer.
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Souvenirs d’Honfleur
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Avec Souvenirs d’Honfleur, Alain Keler revient sur sa jeunesse et les années passées au lycée Albert Sorel d’Honfleur entre 1961 et 1964, période fondatrice de son adolescence. Derrière le cadre strict du pensionnat, il découvre surtout les premières envies d’indépendance, les amitiés complices et les échappées vers Deauville ou les cafés d’Honfleur.
Ici, il retrouve les lieux, les ambiances et les traces de cette liberté naissante : jukebox, flippers, autobus de nuit, ports, baby-foot ou escapades clandestines hors du lycée. Le récit prend également une dimension plus intime avec l’évocation d’une méningite foudroyante qui marqua durablement cette période.
Souvenirs personnels, paysages normands et journal de bord mêlent passé et présent. Alain Keler compose une traversée des années où se dessinent les désirs d’émancipation, de voyage et de vie à venir.
Doléances
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Léo Keler replonge dans les cahiers de doléances rédigés lors du Grand Débat national de 2019, consultation citoyenne lancée par le gouvernement pour répondre à la crise des Gilets jaunes et recueillir les attentes des Français.
Après avoir parcouru et étudié ces milliers de contributions conservées dans les archives départementales normandes, il en fait émerger les préoccupations, les colères et les espoirs qui traversent aujourd’hui le territoire. Région à la fois rurale, industrielle, maritime et agricole, la Normandie révèle à travers ces écrits des enjeux liés aux services publics, au travail, aux mobilités ou encore au sentiment d’abandon politique.
Parti à la rencontre des habitants, des paysages et des problématiques évoqués dans ces cahiers, Léo Keler compose un état des lieux où les mots écrits en 2019 trouvent encore un écho dans les vies et les lieux d’aujourd’hui à travers les archives, récits intimes et photographie documentaire.
Un projet soutenu par le CNAP-Centre National des Arts Plastiques.
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Nature
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Le travail de Lise Sarfati pose son regard sur la nature végétale et la nature humaine. Une nature vivante qui s’autogénère dans des lieux « sauvages » ou « abandonnés » par l’homme mais aussi sur la nature humaine évoquée par des adolescentes photographiées dans un fragment de nature.
Quand la nature s’autogénère, elle produit sa propre existence, ses propres lois, ses propres brisures rythmées par le passage de l’ombre et de la lumière créant des formes et des tensions. La nature enveloppe, recouvre toutes les traces humaines et sculpte un nouveau paysage vivant en perpétuelle mutation. Les jeunes filles sont photographiées comme des éléments intégrés du paysage. Elles sont à des âges de mutations permanentes, elles n’ont pas d’identité fixe, elles sont en plein changement, mais aussi en pleine projection de leur vie future.
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Jeunesse Iranienne
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Dans And They Laughed at Me, son dernier ouvrage publié en 2026 chez Kehrer, la photographe iranienne Newsha Tavakolian plonge dans ses archives pour mettre au jour des images qui n’étaient pas destinées à être vues par le public. Réalisées entre 1996 et 1999, Ces photos, techniquement imparfaites, documentent des moments marquants et des instantanés personnels, tissant une riche tapisserie de la vie intérieure de l’Iran à une époque politiquement chargée.
Pendant cette résidence Hors-Les-Murs depuis Téhéran, Newsha Tavakolian poursuit cette exploration en revisitant des images issues de Blank Pages of an Iranian Photo Album et And They Laughed at Me. Elle y mêle planches contact, photographies abîmées, négatifs, peinture et interventions matérielles, dans un collage inédit où visages et gestes réapparaissent comme des vestiges émotionnels traversant les générations.
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Portraits de Famille
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Avec sa nouvelle série réalisée en Normandie, Tom Wood prolonge le travail engagé avec Mères, filles, sœurs entre les années 1970 et 1990 autour des relations familiales et des différentes générations. Ses photographies sont comme une grande collection de portraits d’anonymes représentant familles, couples ou fratries, nourrissant un regard attentif aux visages, aux attitudes et aux liens entre les personnes.
Avec son Leica, il s’attache à photographier différentes générations, dans les maisons, les rues, les cafés ou les paysages du territoire. Ses images, en noir et blanc, comme en couleur, alternent scènes spontanées et portraits plus posés. On y retrouve ce qui traverse toute son œuvre depuis Liverpool : une attention directe aux gens, aux visages, aux histoires sociales qui racontent l’époque.
Il présentera à Deauville le travail réalisé en résidence, ainsi qu’une sélection de ses photographies iconiques.
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Un soutien constant à l’émergence avec le Prix de la Jeune Création Photographique et à la solidarité avec la Bourse de la fondation photo4food
Prix Jeune Création Photographique
Les lauréats du Prix de la Jeune Création Photographique
Passés Repansés
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C’est dans le silence que l’on perd la mémoire, et parfois dans son écoute que l’on retrouve sa propre histoire. En traversant les paysages de la Bataille de Normandie, les fouilles archéologiques, les reconstitutions historiques, et les traces encore actives de la Seconde Guerre mondiale, il collecte des mémoires plurielles pour faire émerger un récit sensible au présent.
En revisitant cette mémoire collective, Mathias Benguigui revisite également sa propre histoire resurgie lors de cette résidence. Comme des souvenirs qu’il se réapproprie entre archives, errances et éclats d’émoi, son travail s’attache à révéler les traces intimes que la grande histoire écrase.
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Les Eaux Noires
L’héritage toxique de la Seconde Guerre mondiale.
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Plus de 8 500 épaves reposent aujourd’hui au fond des océans, vestiges des deux guerres mondiales. Des millions de tonnes d’hydrocarbures demeurent encore piégées dans leurs soutes, tandis que des cargaisons de munitions contenant explosifs, métaux lourds et composés chimiques représentent une menace.
Pendant des décennies, ces structures métalliques ont contenu ces substances. Mais 80 ans après la Seconde Guerre mondiale, le temps agit comme un révélateur. La corrosion, estimée en moyenne à plusieurs millimètres par an, a progressivement fragilisé les coques des navires et les enveloppes des obus.
C’est une enquête photographique dans laquelle Juliette Pavy accompagne scientifiques et passionnés éclairés, des laboratoires de recherche jusqu’aux profondeurs marines, en plongeant au plus près de ces carcasses pour en révéler la beauté inquiétante.
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Les Présents
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Avec Les Présents, Flore Prébay s’intéresse à celles et ceux qui consacrent une part d’eux-mêmes à accompagner un proche au quotidien: les aidants. Conjoints, mères, amis ou enfants: la série donne une place à ces présences discrètes qui soutiennent et continuent d’aimer dans la résilience ou l’épuisement, la douceur ou le renoncement.
À travers une question simple — « Si vous disposiez d’un instant rien que pour vous, quel serait votre rêve intérieur ? » —, la photographe recueille leurs « respirations » intimes et transforme ces récits en œuvres photographiques et plastiques. La série prend forme sur des papiers artisanaux fabriqués spécialement pour le projet avec son oncle, puis rehaussés d’interventions picturales.
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Le Temps d’une nuit
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Emeline Sauser construit un projet traversé par l’urgence de vivre, le désir de rencontre et la conscience du temps. Portée par une écriture instinctive, elle prend la route et partage des nuits, des dérives et des aubes avec celles et ceux qu’elle photographie avant de repartir ailleurs. Le voyage devient une manière de vivre intensément, de saisir des présences fragiles et des instants de bascule.
En filigrane, une rencontre pivot traverse la série et révèle la nécessité de continuer à vivre des choses belles malgré la conscience de la finitude : partir ensemble, retenir quelques heures avant qu’elles ne disparaissent.
Entre portraits, lumières nocturnes et matins suspendus, Emeline Sauser compose un récit sensible sur ce feu intérieur qui pousse à rencontrer, aimer et continuer malgré tout.
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prix de la jeune création photographique
Avec le Prix de la Jeune Création Photographique, Planches Contact Festival affirme son engagement en faveur de la photographie émergente. Destiné aux photographes de 18 à 35 ans, ce dispositif accompagne de jeunes artistes à une étape importante de leur parcours et met en avant la diversité des écritures photographiques contemporaines.
Chaque année, quatre photographes, choisis par un jury sur appel à candidatures, sont accueillis en résidence à Deauville dans ce cadre. Leurs projets sont accompagnés, produits et présentés pendant le festival.
Composé de personnalités issues de la photographie, de la presse, des institutions et du monde de l’art, le jury remet, lors du weekend inaugural, le Prix du Jury qui permet à le ou la lauréate de bénéficier d’une résidence à la Villa Pérochon. Le festival InCadaqués distingue également un photographe qui sera invité à exposer lors leur prochaine édition.
Cette année nous avons l’honneur d’accueillir deux nouveaux membres du jury : Julie Jones, nouvelle directrice de la MEP, et Nathalie Herschdorfer, directrice de Photo Elysée à Lausanne.
À travers ce Prix, Planches Contact Festival poursuit son travail d’accompagnement auprès des nouvelles générations de photographes et confirme sa volonté de soutenir la création contemporaine.
Le jury
Rima Abdul Malak, présidente, Philippe Augier, maire de Deauville et président des Franciscaines, Lionel Charrier, directeur photo de Libération & co-directeur artistique du Planches Contact Festival, Babeth Djian, rédactrice en chef de Numéro magazine, Alain Genestar, fondateur de Polka magazine, Philippe Guionie, directeur de la Villa Pérochon, Thierry Grillet, essayiste et commissaire, Nathalie Herschdorfer, directrice Photo Elysée, Nicolas Jimenez, directeur photo du Monde, Julie Jones, directrice de la Maison Européenne de la Photographie, Anne Lacoste, directrice de l’Institut pour la photographie des Hauts-de-France, Lille, Caroline Stein, responsable du mécénat, administratrice et conservatrice de la Collection-Neuflize OBC, Jonas Tebib, co-directeur artistique du Planches Contact Festival.
Rencontres, projections, performances, lectures de portfolios, ateliers et actions pédagogiques rythmeront le festival
bourse photo4food
Les lauréats de la bourse photo4food
Sur le fil
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Dans le cadre de sa résidence, Claire Adelfang consacre une série photographique à la Filature Levavasseur, ancien joyau industriel de l’Eure aujourd’hui abandonné. Édifiée au XIXe siècle au cœur de la vallée de l’Andelle, cette spectaculaire architecture néo-gothique, autrefois animée par la force hydraulique, porte encore les traces de son histoire marquée par plusieurs incendies et la fermeture définitive du site.
À travers une pratique argentique en moyen format et un travail attentif sur la lumière, la photographe propose un regard contemporain sur cette « usine-cathédrale ». Les images transcendent la simple documentation patrimoniale pour faire émerger un espace théâtral, presque irréel, où l’eau, la végétation et la pierre semblent dialoguer dans un équilibre fragile.
Le projet s’appuie sur l’héritage patrimonial de ce lieu et invite à voir au-delà de la réalité sensible, en révélant diverses empreintes comme autant d’histoires différentes liées à ce lieu emblématique oublié.
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Concordances des liens
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À flanc de falaises, Sylvie Bonnot développe une exploration métaphorique de la notion de lien au sein des rivages mouvants de Normandie et en écho à la pensée de Tim Ingold. Sa conception des lignes et des transmissions comme enchevêtrements vivants et variants, plutôt que comme stratifications, influent ici sur un corpus où lignes, fibres et corps se prolongent dans le soulèvement de la matière photographique.
Lierres arrimés, corps enroulés ou méandres à la noirceur lustrée composent un continuum poreux de trames entre tension et délitement. Elles tissent une réflexion traversée de relations invisibles autant que de formes en devenir (comme autant d’affleurements?).
Les images grand format à la matérialité affleurante sont des « mues », procédé inventé par l’artiste et opéré par le décollement cristallisé de la membrane argentique de ses tirages afin d’en augmenter la nature organique.
Entre frémissements, érosion et plasticité, Concordances des liens explore notre lien au vivant, à l’autre et à l’image dans ses continuités comme dans ses frictions.
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Ōra
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« Pour fabriquer un monde nouveau, il faut partir d’un monde qui existe. […] Pour en découvrir un, peut-être faut-il en avoir perdu un. Ou être soi-même perdue. La danse du renouveau, celle qui a créé le monde, a toujours été dansée ici, au bord, à la limite, sur la côte embrumée. » Ursula K. Le Guin
Ōra, version latine du mot «littoral», «rivage», «côte», ou encore «bord» ou «limite», serait-elle le nom d’une nouvelle terre émergée du littoral normand ?
Dans le cadre de sa résidence à Deauville, Cécile Genest invoque le fantasme d’un paysage originel par la mise en lumière d’une nature ensauvagée. Trompe-l’œil d’un territoire tropical, exotique et mystérieux, Ōra nous rappelle la constante évolution des paysages, façonnés par les cycles et le mouvement incessant des éléments et des sédiments, caractéristiques des rivages terrestres.
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Soudain la mêlée
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Dans les paysages normands, Soudain la mêlée explore les liens intenses qui unissent l’homme, l’animal et la nature. Entre plages, dunes et bocages, des jeunes évoluent aux côtés de leurs chiens dans des espaces où le jeu, l’instinct et la liberté se rencontrent.
Au cœur des meutes, les corps se frôlent, se poursuivent et s’affrontent parfois. Entre confiance, énergie et tension, les images captent une relation physique et instinctive, traversée par la puissance du vivant. Pelages, terre, lumière et mouvements composent un univers dense et sensoriel où l’animal reprend toute sa place.
Tina Merandon donne à voir une immersion dans une nature vibrante et indomptée, où se mêlent douceur, intensité et sauvagerie furtive.
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La fondation photo4food
Depuis 2020, Planches Contact Festival et la fondation photo4food développent un partenariat qui associe soutien à la création photographique et engagement solidaire.
Créée par Olivier et Virginie Goy sous l’égide de l’Institut de France, la fondation photo4food finance des actions pour les plus démunis grâce à la vente de photographies offertes par des artistes et au soutien de ses mécènes et donateurs.
Ce partenariat permet chaque année d’accueillir quatre photographes en résidence dans le cadre du festival, choisi par le jury de la fondation. Leurs projets, réalisés en Normandie, viennent enrichir la programmation de Planches Contact Festival et participent à la diversité des regards présentés au public.
Au fil des éditions, cette collaboration s’est installée durablement, en accompagnant des photographes à différentes étapes de leur parcours et en soutenant la production de travaux inédits. Les expositions des lauréats de la Bourse seront présentées sur la plage de Deauville et au Point de Vue.
Le jury
Arnaud Adida, directeur de la A. Galerie et de l’Agence A., Lucie de Barbuat et Simon Brodbeck, artistes, Akrame Benallal, chef étoilé, Lionel Charrier, co-directeur artistique Planches Contact Festival, Emmanuelle de l’Ecotais, fondatrice et Directrice artistique de Photo Days, Isabelle Juy Lott, architecte d’intérieur, Nathalie Martin, déléguée générale de la Fondation Swiss Life, Jonas Tebib, co-directeur artistique Planches Contact Festival
La boutique généreuse de la fondation photo4food
La Boutique Généreuse de la fondation photo4food retrouve cette année sa place au cœur des Franciscaines. Elle réunit une collection de tirages issus des créations des artistes accompagnés par la fondation depuis le début de sa collaboration avec le Planches Contact Festival.
Le public y découvre notamment des œuvres de Julien Mignot, Marilia Destot ou Costanza Gastaldi, ainsi que des photographes invités cette année en résidence. Tous les tirages, encadrés et certifiés, sont proposés à un prix unique de 200€ au profit de la Croix-Rouge.
Chaque photographie peut être achetée en ligne et livrée directement, prête à être accrochée ou offerte. Chaque tirage est accompagné d’un certificat Collection photo4food pour la Croix-Rouge, précisant l’artiste, l’œuvre et ses caractéristiques.
Offrez-vous un coup de cœur…
et offrez de l’espoir !
Célébrons ensemble 200 ans d’images et de créations à l’occasion du bicentenaire de la photographie